lundi 17 juin 2013

Armeline et la grosse vague


A quelques semaines des vacances d'été, voici un album de circonstance de Quentin Blake (encore !)en clin d'oeil à nos amis Jeff et Laeti qui souvent attendent "la grosse vague", lui dans l'eau, elle sur la plage.

Nous retrouvons dans cet album l'excentrique Armeline et son chien Claquebol, non pas sur son vélo (Armeline Fourchedrueou au volant d'une auto déglinguée (Armeline Fourchedrue reine du volant) mais sur une simple planche de surf.  

Armeline et Claquebol attendent "la grosse vague". Mais la grosse vague ne vient pas, alors Armeline décide d'organiser ce temps qui s'étire. La voici engagée dans une succession d'allers-retours entre l'eau et la plage pour améliorer le confort de la situation d'objets toujours plus insolites : une île gonflable, un parasol, des vivres, des fanions, le fameux klaxon et d'autres encore. Si bien que lorsque la grosse vague arrive enfin, Armeline et Claquebol sont équipés pour vivre une grande épopée. C'est d'ailleurs à ce moment là que l'aventure s'invite dans l'histoire. Il y a du Don Quichotte dans cette Armeline là !

Comme Armeline Fourchedrue, Les fabuleuses poches d'Angélique Brioche ou Les Cacatoès, "Armeline et la grosse vague" est construit sur la répétition d'une situation qui s'enrichit page après page jusqu'au tableau final. Cela structure la lecture et lui donne une dimension ludique et dramatique à la fois. Les récurrences dans le texte permettent aussi de jouer aux devinettes avec les petits. 

Nous aimons encore dans cet album l'excentricité du personnage d'Armeline (C'est une Miss dans la version originale anglaise), sa générosité et sa bravoure. Quand à l'illustration de Quentin Blake d'encre noire et d'aquarelle, elle est gaie et colorée comme les vacances d’été.

Auteur : Quentin Blake

Editeur : Album Gallimard Jeunesse, 1997 (épuisé)
          Réédité dans la Collection Folio cadet Premières lectures, 2012 

Public : 4-8 ans



On aime : l'excentricité et la bravoure d'Armeline, la gaîté de l'album, la lecture progressive et la chute, la tonalité épique de l'histoire.

 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire